questions spatiales

L’actualité des questions spatiales est dominée par la mise en place d’un nouveau commandement de l’air et de l’espace, et la définition par la ministre des armées de la nouvelle doctrine spatiale de défense le 25 juillet dernier. Nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active avait déclaré le président Emmanuel Macron, le 13 juillet, en validant la nouvelle doctrine nationale.

Identifier, caractériser les actes inamicaux ou hostiles dans l’environnement de nos satellites, poursuivre le développement de nos moyens d’appui aux opérations, protéger nos moyens spatiaux et décourager nos adversaires d’y porter atteinte. La France dit agir dans le cadre du traité de l’espace de 1967, qui proscrit les armes de destruction massive. Mais le traité n’exclut ni la légitime défense, ni la militarisation qui consiste à utiliser des satellites militaires, ni l’arsenalisation qui veut dire placer des armes en orbite.

Cette stratégie contient une rupture politique. Les armées veulent acquérir une autonomie pour mener des opérations spatiales militaires sur leurs satellites, ce qui implique que le ministère doit devenir opérateur spatial annonce Mme Parly. Les armées sélectionneront par ailleurs des opérateurs de confiance parmi les acteurs privés du new space, qui lancent des milliers de satellites et se positionnent dans le traitement des données.

De façon plus traditionnelle, le secteur aéronautique et spatial concerne les industries de l’aéronautique et de l’espace, et aussi l’armement. En effet, les armes aéronautiques et spatiales (avions, drones, missiles) sont essentielles dans les dispositifs militaires. Technologiquement et industriellement, les industries aéronautiques spatiales et militaires sont très proches. Le secteur aéronautique concerne les activités industrielles, le secteur spatial concerne les vols dans l’espace. Les deux ont des applications civiles et militaires.

La demande

Le secteur aéronautique est d’abord tiré par la demande des états, qui souhaitent disposer de l’armement correspondant, ensuite par celle des voyageurs, des transporteurs, et enfin de la conquête de l’espace. Les armées sont de grands utilisateurs d’avions. L’industrie du transport aérien civil concerne les compagnies aériennes.

L’industrie aérospatiale figure parmi les industries de pointe. Elle nécessite des technologies très élaborées, donc des investissements en recherche et développement conséquents. L’un des principaux impératifs est la sécurité.

Cette industrie est à la fois civile et militaire. L’aspect militaire lui donne son caractère stratégique, et justifie le traditionnel soutien financier gouvernemental. Les grands constructeurs sont

-états unis boeing, lockeed martin, raytheon, general dynamics

– europe airbus, BAE systems, Dassault aviation, Saab aerospace

– Russie MIG, Sukhoi,

– canada bombardier

– brésil embraer

Les moteurs représentent environ 30 % du prix d’un avion civil. Les grands motoristes sont les américains général electric, et Pratt et Whitney, les européens Rolls Royce safran Avio et la holding russe OAK. Les grands groupes d’électronique sont United Technologies Rokwell Collins, Thales et Safran.

La part recherche et développement dans ce secteur est très importante, les entreprises américaines y consacrent 7 % de leur chiffre d’affaire et les européens 14%. L’importance de ces efforts de RetD font du secteur aérospatial une industrie d’innovations. Les technologies développées pour ce secteur se retrouvent plus tard dans les activités grand public telles que l’alimentation, l’habillement ou l’industrie automobile.

Le secteur public assure environ la moitié des dépenses totales de recherche. Cette importance du financement public est indispensable pour un secteur de petites séries. Les avions civils sont vendus à quelques milliers d’exemplaires au maximum, les lanceurs spatiaux à quelques dizaines et les satellites souvent à l’unité. Seuls les équipements (moteurs, systèmes électroniques) ou encore les missiles relèvent de grandes séries (100 000 exemplaires pour le missile français Milan). On estime que le point d’équilibre dans le domaine aérospatial nécessite 10 ans de production.

C’est pour faire face à tous ces investissements pour mutualiser les risques et allonger les séries que les européens ont créé le GIE Airbus en 1970. Le secteur militaire est également un bon moyen pour les entreprises de faire financer leur recherche par des fonds publics. En Europe, les fonds publics ont financé 44% de la recherche du secteur global, mais 62% du secteur militaire

Les états unis réalisent à eux seuls plus de 40% des dépenses mondiales d’armement contre 25% pour l’Europe. Ce secteur représente 4% du PIB des états unis.

La filière française, localisée dans la région de Toulouse et en Ile de France connaît dans les années 2010 une période faste. Dans le grand sud ouest, elle emploie 126 000 salariés en 2011.

Au niveau national, »Notre industrie continue à créer de l’emploi, et ce, dans toute la France« , Au cours de l’année 2018, 15 000 recrutements ont été réalisés et 4000 emplois nets ont été créés. Le nombre d’emplois a augmenté de 2 % et a atteint 195 000 personnes.

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les risques technologiques

L’activité humaine et l’industrialisation génère des risques d’accidents contre lesquels la société s’est organisée. Ils concernent la plupart des industries. Mais les nuisances ne s’arrêtent pas là. L’industrie produit aussi des déchets souvent mal gérés, ou pas gérés du tout et provoque le réchauffement climatique. Ce qui provoque à notre époque une grande méfiance vis à vis du développement industriel.

D’abord de quels risques s’agit il ?

– la première catégorie concerne les risques d’accidents industriels pour des sites utilisant des produits dangereux, inflammables ou explosifs. L’exemple type concerne l’accident d’AZF qui montre aussi la complexité de la compréhension de ces phénomènes.

Le problème essentiel, comme pour toutes les industries provient du fait que des habitations se sont installées à proximité immédiate de ces sites.

– la seconde catégorie est celle des accidents nucléaires liés au risque de dissémination de rejets radioactifs dans l’atmosphère par les centrales nucléaires, dont Tchernobyl est malheureusement un exemple.

– une autre catégorie concerne les barrages qui induisent deux types de risques. Les lâchers d’eau important dus aux périodes de crue ne sont pas toujours bien connus des populations avoisinantes et peuvent provoquer des accidents, mais c’est surtout la rupture d’un ouvrage comme à Malpasset qui entraîne de nombreuses victimes.

Heureusement, comme dans le cas des risques nucléaires, la France est depuis longtemps épargnée de ce côté là.

– les sites miniers peuvent provoquer des risques d’effondrements plus ou moins importants, d’autant que la plupart du temps les mines ne sont plus exploitées depuis longtemps donc plus entretenues, et de moins en moins bien connues.

– enfin la dernière catégorie concerne les transports de matières dangereuses (qui peuvent être nucléaires) La France est traversée quotidiennement par un grand nombre de camions dont certains contiennent des produits inflammables, voire explosifs ou toxiques qui peuvent entraîner des pollutions importantes. Et par nature, ce risque est présent partout.

Mais plutôt que de d’approfondir la descriptions de risques que vous connaissez mieux que moi, il m’a semblé intéressant d’analyser la façon dont la société s’en protège.

D’abord la principale difficulté dans ce domaine consiste à se préparer à une crise qui n’arrive presque jamais. La faiblesse de l’occurrence d’un accident industriel dans un pays comme la France a tendance à démotiver les habitants qui se sont habitués à la proximité d’industries auxquelles ils font confiance, et les exercices de crise ne les intéressent souvent pas beaucoup.

Pour se préparer et se protéger contre ces risques, on peut identifier trois directions

– les études des industriels pour identifier une crise potentielle et les mesures nécessaires pour protéger les populations

– la rédaction de plans par l’industriel et la préfecture concernée

– les exercices réguliers impliquant les populations.

Par exemple, dans le domaine nucléaire, une crise de quelques jours provoquée par un rejet radioactif dans l’atmosphère est bien connue et bien préparée depuis longtemps. Pour aller au delà, depuis une dizaine d’années EDF et l’autorité de sûreté ont étudié des scénarios dit post accidentels pour réfléchir aux conséquences à long terme (une dizaine d’année) d’une pollution radioactive. Ces études assez complexes ont permis de définir de nouvelles organisations à mettre en place.

Les industriels et les préfectures ont rédigé des plans de crise permettant d’abord de gréer rapidement des cellules de crise adaptées en préfecture, sur le terrain, chez l’industriel. Elles font en général intervenir les pompiers et les forces de sécurité. Par exemple, dans le domaine nucléaire, chaque centrale rédige un PUI plan d’urgence internet et la préfecture un PPI plan particulier d’intervention.

On définit ensuite les différentes mesures de protection de la population, comme le confinement, l’évacuation, ou la distribution de médicaments (comprimés d’iode dans le cas nucléaire) ainsi que les valeurs des mesures conduisant à prendre de telles décisions.

Mais c’est avant tout la collaboration et la coordination entre l’industriel et le préfet qui permet de prendre au bon moment de telles décisions, qui génèrent souvent une grande inquiétude. D’où la nécessité d’une bonne communication.

La préparation d’un exercice commence par l’élaboration d’un scénario qui va choisir les acteurs concernés, et va consister ensuite dans la succession d’événements qui vont rythmer la journée de l’exercice.

Comme dans bien d’autres domaines, le retour d’expérience joue un grand rôle. Celui des exercices d’abord, qu’il s’agisse du REX à chaud en fin de journée, ou celui qu’on fait quelques semaines plus tard. Mais plus encore le REX des incidents majeurs, comme ceux de Tchernobyl ou de Fukushima permettent d’améliorer la gestion des crises.

Alors finalement, est on bien préparés à affronter ces nouveaux risques industriels? Les exercices sont ils suffisants et assez représentatifs? Vous connaissez sans doute mieux la réponse que moi. J’aurais cependant tendance à considérer que le métier traditionnel de la sécurité civile, les catastrophes naturelles, est encore ce qui nous permet le mieux de répéter en vraie grandeur des évacuations, la protection des populations et la conduite de crise par les pouvoirs publics, et de faire participer la population.

les technologies numériques

Les technologies numériques est un sujet bien connu, et très souvent discuté. Alors qu’écrire de nouveau là dessus. Je vous propose de commencer par une approche technique rapide pour tenter de résumer les évolutions que nous connaissons bien, pour examiner ensuite leur incidence sur le monde du travail, la sphère privée et plus globalement la société.

J’essaierai ensuite de répondre à la question finalement qu’est ce que l’arrivée de ces technologies a finalement réellement changé ?

Sur le plan technique, on peut successivement aborder

– l’évolution des composants, le nombre de transistors intégrés dans les plaquettes de silicium ne cesse d’augmenter, ce qui permet l’augmentation des capacités des mémoires vives ou mortes (ROM ou RAM) ainsi que de la largeur du bus des microprocesseurs, c’est à dire leur capacité de traitement. Les processeurs actuels peuvent aussi intégrer des logiciels complexes comme le traitement de la parole ou le saut de fréquence utilisé en radiotéléphonie.

– l’évolution des logiciels qui permettent de traiter des problèmes de plus en plus complexes, avec notamment l’arrivée de l’intelligence artificielle.

– l’intégration et le traitement de l’image. Nous sommes de plus en plus consommateurs d’images, qui nous arrivent la plupart du temps par les réseaux qui deviennent de plus en plus puissants

– le développement des réseaux qui à la base permettent de relier entre eux des serveurs et des terminaux. L’accroissement des capacités des serveurs et des terminaux a entraîné un fort accroissement du débite des réseaux.

– l’apparition de nouveaux équipements numériques du quotidien. Nous possédons tous un mico ordinateur, une tablette, un radiotéléphone et on voit apparaître des montres connectées, des terminaux permettant aux sportifs de se localiser, de mesurer leur fréquence cardiaques, et pour finir les équipements permettant de mesurer les constantes que les pompiers emmènent sur intervention, qui permettent de mesurer et de transmettre les ECG ne sont pas les derrniers.

Alors quelles transformations ces technologies ont elles apportées dans notre vie ? Pour résumer, je serai tenter de dire qu’on passe de plus en plus de temps sur un écran. Si on essaie de mesurer le temps passé par jour sur l’écran d’un ordinateur, d’une télévision ou d’un téléphone portable, on constate tous qu’il augmente au détriment du temps passer à parler ou à échanger avec les autres.

Il me semble que c’est là l’évolution principale, car elle touche à nos comportement quotidiens. A la maison, nous passons plus de temps à lire nos messages ou à regarder des émissions, et c’est peut être au travail ou la tendance est la plus forte, avec un temps de plus en plus important passé au bureau derrière son terminal d’ordinateur.

C’est une tendance conte laquelle il nous faut tous lutter avec plus ou moins de succès, car la communication informatique a tendance à prendre le pas sur la communication réelle. Or notre expérience nous montre bien l’importance de cette dernière, et les dangers de la communication informatique qui est bien souvent source de malentendus ou d’incompréhension. C’est dans le management, un domaine que je connais bien, que cette tendance est la plus marquée, et la plus pénalisante. Les chefs sont de moins en moins sur le terrain et de plus en plus dans leur bureau, ce qui à mon avis, nuit gravement à leur efficacité réelle et les éloigne de leurs hommes.

On voit même quelques initiatives intéressantes pour lutter contre ce phénomène. A Port Royal, Guillaume a instauré une journée par mois sans connexion, ce qui me semble tout à fait intéressant. Les premiers retours sont positifs, et j’attends avec impatience le bilan de ses deux ans de commandement sur ce point. On voit aussi ce genre d’initiative dans des écoles ou des entreprises.

Il faut aussi reconnaître les apports intéressants en matière de diffusion d’information. C’est ce qui me permet par exemple de travailler avec vous depuis Dieppe, c’est aussi ce qui nous permet à tous de transmettre des messages instantanément vers nos amis ou nos collègues à distance. A titre personnel ou professionnelle, cette possibilité est très intéressante et marque réellement un progrès dans les communications qui ont toujours été un soucis majeur pour les hommes. Les Romains avaient pour cela construit les fameuses voies romaines, épines dorsales de l’empire. On a du mal à notre époque à penser qu’un message cheminait à cheval et faisait une cinquantaine de kilomètres par jour au maximum. Et pourtant, Rome dominait le monde d’alors.

Alors finalement, l’arrivée des ces techniques a t elle réellement marqué un progrès ?

J’essaierai de répondre par un exemple qui donne à réfléchir, celui des réseaux sociaux.

Quand on fréquente facebook, ce que je fais de temps en temps, on est frappé par la pauvreté des contenus et des messages échangés. Si on essaie d’estimer le volume effectif d’informations échangées, on est tenté de souligné le nombre important mais la faiblesses des messages.

D’autre part, ils favorisent manifestement la diffusion de fausses nouvelles, de rumeurs infondées, et pour finir permettent à des terroristes comme l’état islamique de recruter et de faire du prosélytisme.

Les apports des réseaux sociaux sont donc largement compensés par leurs inconvénients. Comme dans toute activité humaine, le numérique est capable du pire comme du meilleur.

L’imprimerie a permis de diffuser des ouvrages comme la république de Platon, l’Iliade et l’Odyssée, ou les éléments d’Euclide. Le numérique a t il permis de même à la pensée humaine de se développer et de mieux réfléchir, je n’en suis pas convaincu, il nous a surtout permis de mieux nous divertir, ce qui n’est pas désagréable. On peut aussi constater qu’heureusement il n’a pas supprimé la lecture.

La lecture et l’imprimerie nous permet donc, vis à vis du numérique, de mesurer ce qui ne change pas. J’ai pu l’expérimenter quand j’ai écrit et fait imprimer quelques livres, grâce à la préparation du concours.

Le drapeau de la brigade honoré par la République

Lundi 1er juillet le drapeau de la brigade a reçu deux médailles d’or et la fourragère d’or ,créée à la demande du président de la République, des mains des ministre de l’intérieur et des armées pour l’intervention à Notre Dame de Paris

La BSPP est ainsi le seul corps à porter sur son drapeau la fourragère d’or et la médaille de la défense nationale échelon or avec palme.

Discours du ministre de l’intérieur

Une sonnerie qui retentit, qui indique l’heure du courage, l’heure du devoir, c’est votre quotidien. C’est votre engagement, celui des héros de la brigade prêts à donner leur vie pour sauver les français.

Aujourd’hui la brigade rentre à nouveau dans l’histoire. Depuis 200 ans elle intervient partout dans Paris et soutient les parisiens dans chaque drame. Il y a bientôt quinze ans vous n’avez pas flanché rue de Provence, et plus récemment c’était rue de Trévise où vous avez sauvé une vingtaine de vie, mais vous avez perdu deux frères d’armes, deux frères d’armes dont le souvenir nous habite et nous pousse encore. Et quelques semaines plus tard, rue Erlanger vous avez sauvé 64 vies.

Et le 15 avril, c’était un peu l’histoire de France qui brûlait, c’était Notre Dame. La lutte a été longue, 500 sapeurs pompiers ont combattu des heures durant. Sept heures de combat, Notre Dame était meurtrie mais elle était sauvée grâce à vous. Vous avez sauvé un peu de notre histoire, un peu de l’âme de la France.

Alors le président de la République a voulu vous rendre hommage. Alors la brigade devient la première unité, la seule, à porter sur son drapeau la fourragère d’or pour acte de courage et de dévouement. Cette fourragère, le brigade la mérite pour ces deux siècles de services pour la capitale. Depuis 200 ans, votre mission est toujours la même, sauver ou périr, une mission qui sonne comme un devoir auquel toujours vous répondez.

Paris a besoin de la brigade, la République a besoin de la brigade. Merci pour votre engagement, il est exceptionnel.

Vive la Brigade, Vive la République et Vive la France

Discours de Madame la ministre des armées.

C’était une belle journée de printemps, et soudain les flammes s’emparent de la cathédrale la plus célèbre du monde. La flèche s’embrase. Au milieu du drame, surgit l’espoir placé en vous, en votre courage et en votre excellence. Le temps d’une soirée le monde a eu les yeux rivés sur vous. Nous savons les risques que vous avez pris, mais nous connaissons le résultat. Vous avez sauvé les tours de Notre Dame. Sauver ou périr. Ce soir là ce sont des siècles d’histoire que vous avez sauvés, c’est une part de notre humanité, une fraction de nos âmes.

Lorsque les parisiens vous appellent les soldats du feu, ils ne croient pas si bien dire. L’incendie de Notre Dame démontre encore la richesse du statut de la brigade, vous êtes pompiers mais vous êtes aussi militaires. Et c’est toute l’armée de terre que vous élevez par vos qualités d’exception. Votre résilience force le respect, et c’est un soulagement de vous savoir si fiables si robustes et si dévoués.

Cet engagement du 15 avril symbolise aussi ce que vous faites au quotidien, je n’oublie pas tous ceux qui oeuvrent dans l’ombre, je n’oublie pas vos familles qui vous voient décaler si souvent. J’ai aussi une pensée pour vos frères d’armes de sentinelle qui ont sécurisé le parvis et mis à l’abri les personnes des environs.

Le CEMA fait le point des opérations extérieures

LE CEMA FAIT LE POINT DES OPERATIONS EXTERIEURES

Arrivez vous vraiment à contenir les groupes armés dans le cadre de l’opération Barkhane ?

Les décisions de la stratégie Sahel sont appliquées, nous maintenons la pression sur les groupes armés dans le nord du Mali, nous développons la coopération avec les armées locales du Mali, du Niger et du Burkina Faso et nous relançons les opérations du G5 Sahel. Quand cette stratégie de concentration des efforts fonctionne, elle produit des résultats. Mais dans le même temps la situation évolue défavorablement ailleurs.

La contagion djihadiste à l’Afrique de l’ouest menace t elle ?

On n’en est pas là, mais la pression des islamistes nous oblige à renforcer la coopération. Au Niger nous avons redoublé d’efforts car l’armée du Niger a eu des déconvenues, et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS) est dans la zone. Mais nous menons des guerres dans lesquelles on ne signe pas la paix. Il faut maintenir la pression, mais la destruction n’a pas de sens. Barkhane et Sabre ont déjà une efficacité remarquable. Notre objectif est de faire venir plus de partenaires, renforcer le G5 Sahel, faire arriver des européens.

Mes soldats font le maximum pour éviter le pire, mais dans les guerres actuelles, nous ne remporterons jamais une victoire militaire éclatante. L’action militaire n’est qu’une partie d’une action politique plus globale.

L’armée française a t elle changé en faisant du contre terrorisme ?

Nous le faisions déjà en Afghanistan. Cette guerre est un ensemble d’action des forces spéciales, d’actions dans le cyber, et de combats classiques. Ces combats aguerrissent l’armée française, et l’entraînent à se familiariser avec des technologies modernes comme le cyber ou les drones armés.

La protection des français contre les attaques terroristes est notre priorité, l’indicateur de réussite n’est pas le nombre de djihadistes tués, mais la partie de la population qui n’est plus sous la domination de ces groupes terroristes. La question est que se passerait il si nous ne faisions rien.

Quel effort militaire la France va t elle maintenir en Irak et en Syrie ?

Il faut cloisonner ces différents théâtres, avec le Mali et le Sahel, et éviter que les différents mouvements ne se coordonnent. Nous sommes présents avec les américains

les forces irakiennes et kurdes. Le président de la république veut que la France aide à la reconstruction au Levant.

Va t on vers une nouvelle guerre dans le golfe ?

Je ne crois pas que les américains et les iraniens prendraient ce risque. Mais il faut reconnaître qu’un niveau mondial, les crises peuvent se multiplier. Dans ce contexte, la France doit garder des possibilités d’intervention autonome.

L’armée reçoit en ce moment des équipements lourds, blindés, avions sous marins, est ce pour un nouvelle guerre de haute intensité ?

Nous sommes d’abord maintenant en train de combler les lacunes. Au rythme actuel, l’augmentation n’interviendra qu’à partir de 2021. Il y a une volonté politique de garder une avance dans deux domaines importants, l’espace et le cyber.

Dans l’OTAN les américains sont notre allié. Ils apprécient la qualité de l’armée française, et sont satisfaits qu’on intervienne au Sahel. Mais nous sommes très différents culturellement . Pour nous, l’armée ne peut pas remporter la guerre à elle seule, elle s’inscrit dans une action politique, alors qu’une part de la culture américaine pense qu’on peut écraser l’ennemi. De plus nous ne menons pas de guerre à distance.

Quel chef des armées est Emmanuel Macron ?

Il a une grande capacité d’écoute et de dialogue. Il est là pour se faire un avis de président sans jamais dire ce que je devrais faire. Il décide vite et a une très grande confiance dans les armées. A deux ans de mandat il mesure tout ce que lui apporte, sur le plan international, le fait d’être le chef d’une armée puissante et autonome.

progrès scientifique et développement de l’armement

Dans un monde en perpétuel changement, la technologie demeure un facteur de progrès évident. Les affaires de défense ont un rapport très fort avec la technologie notamment dans le cas de conflits ouverts. Dans la mesure où la technologie peut induire une supériorité opérationnelle, elle risque de se retrouver au cœur d’une véritable escalade dénommée couramment couse aux armements. Le terme n’est pas innocent car il résume bien l’émulation d’une compétition entre prétendants à la victoire.

Une telle affirmation est à restituer dans le contexte actuel de défense et de sécurité. Les analyses prospectives sont nombreuses sur ce point, la complexification du paysage géostratégique engendre des situations de menaces et de conflits nouvelles, difficiles à appréhender. Par ailleurs, les priorités nationales évoluent. Comme l’affirme le livre blanc, la défense et la sécurité intérieure trouvent des intérêts communs.

La dimension internationale, les contraintes environnementales, l’émergence de nouvelles menaces mais aussi la prise en compte de contraintes économiques impactent significativement les caractéristiques de la course technologique en matière d’armement. Il faut donc dégager les différents paramètres de cette course. Il existe un lien évident entre technique te technologie.

« Il n’y a que deux puissances au monde, le sabre et l’esprit. A la longue, le sabre est toujours vaincu par l’esprit » Napoléon

Depuis que l’homme a découvert la guerre, soit probablement dès l’aube de l’humanité, il s’est attaché à développer de nouvelles technologies pour ses armements en vue d’obtenir la supériorité sur l’adversaire. L’histoire abonde d’exemples.

Un exemple intéressant est le char de guerre, pas le monstre d’acier d’aujourd’hui, mais celui de quelques dizaines de kilos, principalement en bois, qui domine les champs de bataille proche orientaux entre 3000 et 500 avant JC. Il devient petit à petit une arme de guerre, tout d’abord simple plate-forme de tir, avant de s’alourdir et devenir une arme de choc. Symbole de puissance arme de suprématie du champ de bataille, le char fait durant des siècles l’objet d’une recherche technologique poussée afin de lui donner une robustesse maximale pour un poids minimal. L’évolution de l’artillerie à poudre, inventée en Chine est comparable.

Plus près de nous, c’est la supériorité technologique avérée des états unis qui leur donne la victoire dans la guerre froide, l’URSS se révélant incapable de suivre la course technologique lancée par les états unis. Il n’est pas surprenant que les états unis se livrent encore aujourd’hui à une course aux armements, même s’ils n’ont plus en face d’eux de challengers dignes de ce nom. En effet, les américains ont toujours été fascinés par la technologie, que ce soit dans la vie courante ou en matière militaire.Ainsi les différents conflits reflètent une véritable doctrine américaine fondée sur le principe que tout problème peut être traité par la technologie. Cette supériorité technologique dans le domaine de la défense permet aux états unis d’être la seule superpuissance militaire dans le monde. Même si la suprématie technologique n’est pas toujours l’élément déterminant de la victoire, elle reste un atout important dans le cadre d’un conflit conventionnel. Mais elle s’avère beaucoup moins pertinente dans le cas de conflits asymétriques. C’est notamment le cas de différents conflits de guerilla ou de terrorisme qui ont marqué les 50 dernières années. Que peut faire la char ou l’avion le plus sophistiqué contre un terroriste kamikaze ?

Il apparaît qu’un élément fondamental du succès de la technologie est le paramètre temporel. En effet, l’effet de surprise lié à l’apparition d’une nouvelle arme est souvent décisif pour son succès. Une fois celui ci passé, l’adversaire ne tarde pas à développer des matériels ou des tactiques pour contrer cette arme, avant de la copier.

Avec le développement rapide des technologies civiles, dont un certain nombre peuvent avoir des applications duales l’aspect temporel de la couse technologique devient de plus en plus important à traiter. En effet, les cycles de développement des programmes d’armement étant relativement longs, il faudra faire preuve de réactivité et d’agilité dans le futur pour faire face aux nouvelles formes de combat.

. Ce décalage temporel peut parfois engendré de la frustration sur le terrain parmi les utilisateurs, car ceux-ci mettent en œuvre un matériel qui est dépassé par rapport à certains produits de la gamme civile. A comparer aux adversaires qui détournent des produits de cette même gamme civile. Il faut cependant noter, et le thème du défilé du 14 juillet l’illustre bien, que l’innovation a été placée au cœur du processus de développement d’un nouveau système d’arme. Par exemple, le battle lab de l’armée de terre, adossé à la STAT, permet de regrouper industriel/utilisateur/DGA au même endroit pour intégrer au fur et à mesure du développement d’un système d’arme, soit des améliorations liées au retour terrain, soit des innovations technologiques. Cela a été souligné lors des présentations du défilé, l’innovation est au cœur des forces spéciales. L’enjeu est de réussir à la transposer aux forces conventionnelles…

Un autre aspect important de ce domaine réside dans ce qu’on appelle les technologies de rupture qui bouleversent les ordres établis

– au moyen age, on observe un développement de la place forte avec la construction de châteaux-fort mais l’arrivée des bouches à feu et du canon à poudre remet en question ce développement

– la France ayant des ressources limitées, et les USA étant inatteignables, il est particulièrement intéressant de viser l’acquisition d’une technologie de rupture pour changer la donne. Ce pourrait être dans le domaine de l’informatique (IA notamment) même si là encore, les Américains et les Chinois ont pris de l’avance.

La course technologique est intimement dépendante de la recherche et de la technologie, qui reste essentielle pour développer les futurs système d’armes. Les choix doivent anticiper les besoins de demain et ainsi préparer l’avenir de nos forces.La limitation des ressources financières reste le principal frein à une véritable course technologique tous azimuts et impose des choix.

Enfin, le progrès technique n’est pas limité que pas l’argent : nous nous conformons également à des valeurs et une éthique qui nous impose de limiter ce qui pourrait être efficace malgré tout, par exemple :

– les mines anti-personnelles (convention d’OTTAWA de 1997 dont les USA ne sont pas signataires). Et même les mines anti-véhicules ne sont plus utilisées par la France alors qu’elles ne sont pas visées par ce traité et qu’elles pourraient être utiles à la protection des emprises françaises en OPEX.

– les laser aveuglants, interdits au titre de la convention de Genève avant même qu’un pays ne se dote de cette technologie.

– les systèmes d’armes létaux autonomes qui font aujourd’hui débat.

Course aux armements: si aujourd’hui, cette course ne revêt plus le même enjeu de survie d’une idéologie par rapport à une autre, la maîtrise d’une nouvelle technologie reste un facteur de supériorité opérationnelle. Les efforts déployés dans le domaine par l’Iran ou la Corée du Nord illustre bien la nécessaire maîtrise d’une technologie avancée pour peser sur la scène internationale.

Il convient de noter que dans ce domaine, la collaboration entre la DGA et les industriels de l’armement permettent à la France des performances reconnues mondialement, qui permettent à la fois une exportation florissante (la France a retrouvé son rang de troisième exportateur mondial) et un financement pour les armes de la France, dont je souhaite, comme l’a dit le général à chacune des passations de chefs de corps auxquelles j’ai récemment assisté, le succès.

lettre aux capitaines de l’école de guerre

La période de calme relatif qui sépare l’écrit de l’oral et la période de vacances m’incite à vous écrire pour vous parler un peu du concours, et aussi de la France, de ma France. C’est un peu comme on discute en famille ou entre amis le soir autour de la table, à la maison, au mess au réfectoire ou au café après des oraux n’est ce pas François.

Le concours d’abord. C’est devenu une des principales activités de ma retraite, et aussi un certain défi que je partage avec vous. Il me permet de donner un nouveau sens à cette période de ma vie, celle où j’aurai finalement pu rejoindre et vivre avec la brigade, ses capitaines et ses pompiers en général. Je réfléchis assez souvent au concours, en suivant l’actualité, et en me demandant souvent quelle fiche pourrait le mieux vous aider, comment faire pour maintenant préparer l’oral.

Je suis en train d’imaginer quelles améliorations je pourrais apporter l’an prochain et je compte beaucoup sur vous pour m’aider à mieux répondre aux attentes de ceux qui vont préparer le concours.

Il est vrai aussi que ce concours me rappelle ma jeunesse, l’ambiance assez particulière des classes préparatoires, et surtout une réussite basée d’abord sur un travail important, qui avait commencé au Lycée. J’ai pu mesurer l’intérêt d’un système finalement assez simple, qui consiste à faire travailler ensemble les meilleurs en maths d’une tranche d’âge, avec des profs parmi les meilleurs scientifiques. J’ai ensuite constaté que dans le monde des ingénieurs, et plus globalement en France, les grandes écoles jouent maintenant le rôle joué par la noblesse sous l’ancien régime. Il me semble que la position de Polytechnique chez les ingénieurs ressemble assez à celle de Saint Cyr chez les militaires. J’avais commencé ma vie à vingt ans par les concours, et en retraite je retrouve avec un grand plaisir ce monde un peu particulier qui vise d’abord à sélectionner les meilleurs pour prendre ensuite des responsabilités importantes.

Ce concours me permet aussi des contacts intéressants. Hier j’ai eu un message de Frédéric Schorsch qui est maintenant au GIS 1 comme adjoint du colonel (ou chancelier peut être) et nous avons un peu discuté. L’an prochain s’annonce intéressant avec Olivier, Gwennael et Sébastien et en plus Frédéric et Marc que j’ai rencontré à la passation de Sébastien. Il y aura aussi Kilian et Guillaume que je connais bien et qui vont rejoindre les CDU en deuxième année. Yannis m’a aussi présenté un capitaine de Villeneuve mais j’ai oublié son nom. J’apprécie particulièrement les visites à l’école militaire au COMTN avec Antoine, ou au Fort de Vincennes avec François.

Ce concours m’a aussi permis de rejoindre la brigade au travers de la réserve avec un grade de commandant, que j’ai pu utiliser un peu en allant faire des gardes à la 27.

L’aventure m’a déjà permis de rencontrer Mathieu et Thomas et de partager avec eux une année et des moments assez inoubliables, et de tisser des liens profonds et bien sincères. C’est aussi cette belle expérience que Laurent a pu vendre ensuite à la brigade.

C’est aussi grâce à eux que j’ai commencé à écrire et que j’ai pu, en regroupant mes différentes fiches constituer déjà trois livre, dont un édité dans le grand public. J’étais loin de penser que je deviendrai un jour un auteur grâce aux pompiers.

En cet été 2019, la France reste un peu contrastée. Un mouvement de contestation assez désolant, les gilets jaunes. Des gens qui ont déjà provoqué pour le pays et ses entreprises de grandes pertes, et qui, à part la contestation, la remise en cause et la demande d’argent n’ont pas de projet et ne souhaitent pas jouer le jeu de la démocratie. Heureusement les élections européennes ont montré le peu d’échos qu’ils ont dans la population, et il semble que le mouvement s’éteigne peu à peu. Il faut dire qu’au début, à l’époque des blocages routiers, ceux que j’avais rencontrés sur la route m’avaient frappé par un niveau intellectuel visiblement affligeant.

Mais plus profondément, il me semble représentatif d’une des grandes faiblesses de notre pays, celle qui consiste à toujours se plaindre, à critiquer ceux qui nous font avancer, qu’on appelle tour à tour les élites, les riches, les premiers de cordée. Celle qui consiste à se plaindre des inégalités alors que la France est le pays au monde où les transferts vers les plus démunis sont les plus importants, basés sur une imposition qui est proche de cinquante pour cent. Celle qui consiste à se plaindre des services publics, et de la place de la France, à se plaindre de notre président pourtant brillant, mais considéré comme le président des riches.

Heureusement à côté de cette France que l’ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin appelait la France d’en bas, je retrouve régulièrement deux autres communautés prometteuses. D’abord les jeunes polytechniciens que j’ai rencontré grâce à Mathieu et aux soutenances sur le service civique, qu’on appelle en jargon polytechnicien DFHM. J’ai ainsi fait la connaissance de Simon et Jacques qui ont intégré l’été dernier. Ils sont très agréables et visiblement intéressés par des échanges avec un ancien. Nous avons déjà passé deux soirées à manger ensemble sur la pelouse de l’école en échangeant sur leurs projets, leur façon de vivre et mon expérience. En plus ils apprécient le vin de Bourgogne, et Simon viendra peut être faire les vendanges avec moi.

Ces soutenances m’ont aussi appris que contrairement à mon époque, les jeunes étudiants cherchent maintenant à donner un sens à leur vie professionnelle et à leur vie en général. Quand j’étais à leur place, la croyance dans le progrès nous conduisait à une carrière classique qui, en contribuant à une amélioration globale profiterait à tout le monde. Il faut maintenant s’engager pour le climat, pour une ONG ou pour son pays. Et dans ce contexte, l’armée attire les jeunes et leur donne du sens comme le remarque aussi le général Philippe de Villiers. Ce n’est pas un hasard si l’an dernier l’armée a été choisie par dix jeunes polytechniciens, alors qu’habituellement elle n’en recrutait qu’un ou deux.

J’ai aussi eu la chance de rencontrer en revenant de l’école Bastien qui passe en ce moment les concours. Nous échangeons régulièrement sur ses oraux. Nous nous rencontrons quand c’est possible à l’école où il est hébergé par un jeune polytechnicien.

Comme vous le savez, la deuxième communauté que j’affectionne particulièrement est celle des pompiers de Paris, celle que j’ai réussi à rejoindre depuis quelques mois.

Je relis en ce moment le mémoire de licence professionnelle de Julien Dekréon, un sergent chef de Courbevoie que j’ai rencontré en allant voir Laurent car il est son voisin de palier. Le sport nous a rapproché puisqu’il fait du triathlon, et il a fait la semaine dernière l’ironman de Nice. La lecture et l’étude des mémoires de licence est très enrichissante car on y parle de management, de gestion de crise, d’interventions mémorables. Auparavant, j’avais déjà regardé celui de Jérôme Sontag, le lieutenant OAEA de Gennevilliers, et celui de Marc Porret Blanc également OAEA. Julien, Jérôme et Marc ont fait un travail remarquable, et leur analyse m’apprend encore beaucoup sur la brigade et le métier de pompier.

La préparation du concours OAEA a aussi été un moment très fort sur le plan humain et m’a permis, avec Flavien de me faire un ami fidèle, un ami qui m’a offert son casque un des plus beau cadeau que j’aie reçu et qui représente à la fois la brigade et de bons souvenirs dans le salon, chaque jour avec mon épouse Christine et moi.

Je suis parti sur la préparation voie 2 avec Stéphane et Florian de la 27 (ma compagnie de rattachement) J’attends le devoir de Stéphane, et j’ai déjà reçu deux synthèses de Florian qui passera le concours en fin d’année. Son travail me semble prometteur. J’ai régulièrement des échanges avec Nicolas, le CDU pour suivre cette préparation.

L’an prochain, je compte sur les présentations mensuelles que je ferai à Champerret de sujets de la circulaire pour rencontrer les préparants voie 2, les capitaines de l’école de guerre ou ceux qui préparent l’EMIA. Ma première présentation est déjà prévue en dernière semaine de septembre et je compte bien sur votre aide, voire votre participation pour commencer ces présentations dans de bonnes conditions. Comme je le disais au capitaine Chauvin du BIF, en invitant 50 personnes, on a quelques chances d’en avoir 4 ou 5.

La fourragère d’or est venue montrer la récompense de la République aux pompiers de la brigade qui vont bientôt le recevoir à leur tour. Elle vient nous rappeler un moment de communion forte entre la brigade et le pays. Son intervention a permis de sauver une partie de l’âme de la France comme l’a rappelé le ministre de l’intérieur. Et maintenant, le monde entier s’y intéresse. Il a quelques semaines, les universitaires d’Harvard, une des meilleures universités du monde sont venus s’entretenir avec Marc Porret Blanc à Masséna du retour d’expérience de cette intervention.

Et pour finir, une note d’espoir au sujet d’une belle réussite française, le Tour de France, qui nous permet de visiter le pays et d’applaudir des héros, surtout lorsque le maillot jaune est sur les épaules d’un français. Pourquoi cette compétition si française a su se hisser à ce niveau de reconnaissance internationale ? Encore une manifestation du génie de notre pays. Quand j’enseignais le management à Supelec Metz, je prenais cet exemple comme une des meilleures gestions de projet, un projet qui commence et qui se termine à l’heure. Et surtout un projet qui sait vendre ce que tous les clients attendent, du rêve.

Le rêve, c’est sans doute ce qui manque le plus à notre pays. Mais c’est aussi ce qu’apporte la brigade aux parisiens depuis deux cents ans, ce qu’elle a apporté en sauvant notre dame, et surtout ce qu’elle apporte au quotidien en tentant d’aider des personnes en grande difficulté.

C’est aussi un peu ce qu’on essaie d’apporter quand on sort de Polytechnique, c’est aussi ce qu’on vient chercher quand on y rentre.

C’est sans doute aussi ce qu’on peut aller chercher à l’école de guerre, ou à Saint Cyr, le rêve d’une belle carrière, mais surtout celui d’être utile à son pays.

Ils s’instruisent pour vaincre. Pour la patrie les sciences et la gloire. Sauver ou périr. Comment mieux nous faire tous rêver.